Charmants micromammifères

Appendices bien visibles, de longues oreilles proéminentes permettent de distinguer aisément la famille des mulots de celle des campagnols dont les oreilles sont pratiquement enfouies dans le pelage. Lors d’affûts photographiques réguliers sur un même site, pour observer une espèce rare ou farouche, il est fréquent que deux espèces de ces familles distinctes s’habituent à ma présence : le mulot à collier et le campagnol roussâtre. Bien davantage que ma personne, ce sont évidemment les restes de mes pique-niques qui les intéressent lors de ces observations qui s’étalent souvent sur des heures. Au fil des jours, ces petits rongeurs réagissent dès mon arrivée pour se montrer de plus en plus audacieux. Ils en arrivent à grimper sur mes chaussures, sur mon sac à dos, quand ils ne s’enhardissent pas à grignoter le sandwich que je viens juste de déposer, mon attention étant attirée par un oiseau ou un grand mammifère. Devenus familiers, ces peluches vivantes se laissent même caresser. De quoi passer le temps de manière amusante et instructive sur le plan éthologique…. surtout lorsque l’animal espéré refuse pour sa part à se montrer.   

Daniel Aubort

© Daniel Aubort

A propos des photos:

  • Première photo et photo en haut à gauche : le mulot à collier se distingue des autres membres de sa famille, comme son nom le désigne, à la bande de poils orangés qui lui barre la poitrine. Une observation pas toujours aisée.
  • Trois autres photos : le campagnol roussâtre se reconnaît à la belle couleur brun-roux du pelage de son dos.
  • Tout en haut à droite : effronté, ce petit sansgêne s’en est pris à mon sandwich alors que mon attention était attirée ailleurs.
  • A droite, au milieu : cet individu émerge du tapis de feuilles mortes, sa galerie souterraine se trouvant juste au-dessous.
  • Photo tout en bas : Ce groupe familial de jeunes campagnols roussâtres prend le soleil. Une observation plutôt rare et qui n’est pas sans risques pour eux. Les rapaces, mais également les geais, casse-noix et corneilles s’en font volontiers un repas.

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